Le lever sur la Louisiane n’est pas très gai avec une grosse pluie froide… Nous maintenons pourtant nos projets et nous nous rendons à la plantation « Laura », demeure coloniale restaurée sur les bords du Mississipi, vestige de la culture créole de la Louisiane et de l’esclavagisme…
La visite était sympa malgré les averses avec découverte d’une saga familiale et de la vie dans une exploitation de canne à sucre au 19ème siècle.
Après une pause restaurant où on goûte le « gumbo », sorte de soupe improbable et imprévisible, nous retrouvons New Orleans où nous avons fait le choix de dormir dans le « french quarter » au « Chateau Dupré » pour trois nuits.
Visite difficile sous la pluie mais l’ambiance de la ville rattrape la météo. Ce n’est pas tout à fait un trompettiste à tous les coins de rue comme je l’espérais, mais la musique est omniprésente. J’ai le plaisir de voir un peu ce pour quoi j’étais venu : une petite fanfare Brass Band défilant dans la rue pour fêter l’anniversaire d’un particulier, la famille suivant la fanfare en lançant des colliers de perles.
Sinon, beaucoup de lumières et de gens dans les rues, les bars sont très nombreux et chaleureux, les maisons à l’architecture américano-créole avec leur balcon en fer forgé sont belles et joliment décorées.
Ce soir, rendez-vous dans un lieu mythique du jazz et de New Orleans depuis 1961, « le Preservation Hall » :

Fabienne s’est dévouée pour garder les enfants. J’arrive 1H avant dans la rue, la queue est déjà importante : 150m! Je la rallonge un peu sans écouter mes voisins inquiets du nombre limité de places. A 21h, la queue fait toute la rue et nombreux sont les américains éberlués qui nous demandent ce qu’on attend… On rentre et comme prévu la petite salle est rapidement remplie, je me retrouve donc au fond sans voir le moindre bout de trompette. Ce n’est pas très grave la musique est parfaite et je me régale dans ce grand salon dans lequel quelques chaises en bois sont prévues pour les musiciens du Préservation Hall Jazz Band. Petit à petit, je parviens à me faufiler et suis même très bien placé pour le deuxième set (en fait je crois que les 10$ d’entrée ne correspondaient qu’à un set).
Après 2h de plaisir, je sors dans la rue et découvre une Bourbon St déchaînée me rappelant les meilleures heures des fêtes de Bayonne. La musique dans tous les bars semble excellente. Un groupe de rock reprend « Susie Q » plus loin un groupe de jazz « Oh when the saint », l’ambiance est terrible. J’arpente les rues, ravi, une bière à la main.