Mercredi 20 Avril 2011
Le lendemain matin le réveil est difficile nous parvenons à prendre le petit-déjeuner vers 9H00.
Le propriétaire m’explique alors la double-monnaie. Parallèlement au CUC (quasi-dollar) les Cubiens paient souvent en monedas nationales (monnaies interdites en théorie aux touristes). Il me dit que pour aller vers Vieja Habana il me suffit de héler une vieille américaine que nous prenions les enfants sur nos genoux et donner 20 pesos (10 par adulte). Première tâche, trouver une Casa de Cambios pour transformer mes CUC en pesos.
Laissant Fabienne et les enfants devant une expo de photos noir et blanc sur le Che et la révolution, je parviens à la Casa de Cambios et m’apprete à entrer mais on me montre une longue queue à l’ombre. Pour se mettre à l’heure locale il faudra suivre la Fila. Le protocole est simple mais à respecter : quand on arrive, on demande qui est le dernier de la « fila » qui se signale aimablement et on se transforme alors en dernier de la fila… Notre place identifiée on peut éventuellement bouger dans un périmètre limité. J’en profite pour aller expliquer mon retard à Fabienne et récupérer Antoine. Les rares altercations à Cuba proviennent d’un non respect de la Fila, on a d’ailleurs signalé quelques libanais pendus (les beyroutins et ex comprendront).
Arrivé à la Casa de Cambios je donne 50 CUC et récupère… 1200 monedas cubanas nous en donnerons 20 pour prendre un taxi à 5.
Longue journée de promenade dans Vieja Habana assez touristique mais malgré tout très jolie avec des beaux bâtiments un soleil et des couleurs superbes . Evidemment les grosses voitures américaines sont omniprésentes mais fortement concurrencées par les Lada (on observe clairement les deux époques de vie de Cuba).
La pause Repas se fera dans un Restaurant Hétéroclite puisqu’il s’agit d’un grand magasin gouvernemental dans lequel on vend du riz à bas prix (queue effrayante dans la rue piétonne pourtant touristique), de la viande, de l’alcool et de la nourriture, chaque stand a son comptoir mais ne possède pas beaucoup de réserve. Notre poulet au riz n’est pas très bon sans serviettes mais les serveurs se démènent pour nous trouver un petit paquet de Kleenex que nous paierons un dollar.
Pour changer de Casa nous nous mettons en quête d’un hébergement dans le vieux Havana mais ce n’est pas simple de trouver une chambre familiale et on parcourt plusieurs maisons en suivant des propriétaires qui se succèdent, la fatigue commence à se faire sentir.
Petit repas de poisson (pas très bon) dans un beau restaurant sur la très belle place de la cathédrale, ce sera notre premier mojito puis promenade digestive le long du remblai (manecon) et nous rentrons bien fatigués à l’hôtel avec un taxi. Notre pratique de l’espagnol se révèle un atout exceptionnel dans cette vie cubaine.
Premier jour sans Internet (quelques démangeaisons dans les doigts, des grands G passent devant les yeux mais ça va)